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  Isaac Book





F-Chapter 13

Page: 167-182

CHAPITRE XIII.


La fédération du 14 juillet ; discours de Perrotin sur l‘affaire de Bonne Savardin ; démission de Mirabeau le cadet, déclaration du toi touchant les propriétés qu’il veut conserver ; affaire de Nancy.

L’assemblée nationale eut l’idée de convoquer une fédération Française ; elle fut générale ; chaque ville ; chaque bourg envoya à Paris des députés armés ; et le 14 juillet 1790 fut choisi pour célébrer cette solennité.



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L’objet apparent de cette nombreuse assemblée était de lier tous les Français, par un même serment.

Mais le motif réel, imaginé par le parti d’Orléans, était de réunir une grande masse d’hommes armés, et de les corrompre.

Le fait est que le duc revint d’Angleterre à cette époque, et parut en public.

Ses crimes avaient circulé dans les provinces est le choix des fédérés, ayant porté assez généralement sur des gens incorruptibles, ils résistèrent aux propositions qui leur furent faites, d’élever le dus d’Orléans à la régence.

Voici un trait touchant qui mérite d’être rapporté.

Un fidèle breton vient pour haranguer le roi, et oublie son discours ; il met un genou en terre, remet son épée au monarque et dit : « Sire, je remets dans vos mains pures et sacrées, l’épée fidèle des braves Bretons, jamais elle ne se teindra que du sang de vos ennemis ».

Le roi relève et serre dans ses bras le Breton, lui remet son épée, et ajoute : « Elle ne peut être en meilleures mains, que dans celles de mes chers Bretons. Dîtes- leur que je suis le père, le frère et l’ami de tous les Français ».


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Puis, essuyant ses larmes, il prononça ses mots : « Je suis tellement ému, que je ne puis trouver d’expressions pour rendre ce que je sens. »

On fit de grands préparatifs pour la fédération ; les ouvriers ne suffisant point ; on forçait les passants à brouetter la terre ; on allait même chercher des chartreux, des carmélites pour les faire travailler, et amuser la populace ; on ceignait un moine d’un sabre, on affublait une religieuse d’un bonnet de grenadier. Le général Lafayette, présent, chantait ça ira, et disait :
« J’ai fait la révolution d’Amérique, quand j’aurai fini celle- ci, j’en irai faire une troisième à Rome ». Le pauvre homme !

La 14 juillet arrive ; les fédérés, au nombre d’environ 45 000, se réunissent au champ de Mars, et le nombre des spectateurs était innombrable.

Le roi avait désiré d’y paraître avec sa famille, dans la même tribune ; il n’obtint point cette légère satisfaction ; l’évêque d’Autun bénit les bannières des fédérés, et dit la messe.

Lafayette, en qualité de major- général de la fédération, prêta le serment décrété, qui était :


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« Je jure d’être à jamais fidèle à la nation, à la loi et au roi ; de maintenir de tout mon pouvoir la constitution ; de protéger, conformément aux lois, la sûreté des personnes et des propriétés, la libre circulation des grains et des subsistances, dans l’intérieur du royaume, la perception des contributions publiques, sous quelques formes qu’elles existent ; de demeurer uni aux Français par les liens de la fraternité. »

Alors tous les fédérés levèrent la main. Un moment après, les membres de l’assemblée nationale prêtèrent le même serment.

Le roi se leva ensuite et fit ce discours avec beaucoup d’onction.

« Puisse la cérémonie auguste et touchante solennisée aujourd’hui partout l’empire français, être le prélude et le gage du bonheur qui va luire désormais sur nos têtes ; oublions jusqu’à la trace de nos coupables divisions et de nos haines funestes, pour ne former qu’un peuple de frères, unis par les doux liens de la paix et de l’amour ».

« Bientôt nous allons voir renaître la confiance, l’abondance, et toutes les vertus exilées depuis si longtemps du milieu de nous ».

« Je jure d’employer tout le pouvoir qui m’est délégué par la loi constitutionnelle de



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l’état, à maintenir la constitution et à faire exécuter les lois ». Aussitôt il envoya poser sur l’autel son serment signer de sa main.

Après que le roi eût parlé, la reine, placée dans une autre tribune, prit le dauphin dans ses bras, et le présenta à la nation. Un mouvement de tendresse fut universel. Le peuple versa des larmes et manifesta son amour d’une manière touchante.

Ah ! si dans ce moment, le roi eût voulu s’éloigner !

Mais, livré aux mouvements de la tendresse, il oublia toutes ses disgrâces, et ne goûta que le plaisir de se croie aimé.

Bientôt cette douce illusion disparut, et il sentit plus que jamais le poids accablant de ses chaînes.

Le duc d’Orléans, altéré de la soif de gouverner, cabalait toujours, et épuisait ses trésors pour soutenir son parti (1).

Je ne puis taire une anecdote, assez plaisante, qui concerne le prince. Il avait eu un démêlé avec M. Sulleau, jeune avocat, homme de mérite ; voulant en tirer vengeance, il envoya son chancelier, nommé Latouche, pour se battre. L’avocat appelle son jockey, le proclame chancelier, et le met aux prises avec le spadassin du duc. On ignore la convention des deux chanceliers. Ce Sulleau est le même que la Théroïgne fit massacrer au 10 août 1791, sans dote pour venger d’Orléans.


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Le 18 août 1790, un député nommé Perrotin, accusé d’avoir accueilli le nommé Bonne Savardin qui s’était sauvé de prison, parla ainsi à l’assemblée :

« On m’oppose la procédure commencée par le comité des recherches, quelle est donc la nature de ce tribunal qui porte partout l’inquisition et la terreur, qui signales ses victimes, et peut interdire le feu et l’eau à tous ceux qui ont frappé ses inquiets regards ? Quel est donc ce tribunal qui reçoit qui salarie la déposition des domestiques ? Oui, je serai le premier à apprendre aux Français à se soustraire à la tyrannie de cet odieux tribunal ».

A ce discours, M. Malouet ajouta : « Qu’avez- vous entendu ? un homme qui donné asile à un homme qui était en prison sans être accusé ; on a voulu entraîner votre opinion, en vous représentant M. Bonne comme coupable ; mais l’était-il pour cela ?

Le jour suivant, 19 août, l’assemblée reçut une lettre de Mirabeau le jeune, conçue en ces termes :


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M. Le président

« Renouvelant en tant que de besoin, toutes les protestations faites et à faire contre les actes et décrets tendant à dénaturer la monarchie, renversant les lois constitutives, détruisant ou altérant les titres sacrés de propriété, sur lesquels reposent, soit les droite du roi, premier gentilhomme de France ( titre cher aux Français et à son auguste maison), soit les droits des trois ordres, inhérents à la monarchie,et ceux de tous les citoyens du royaume ; je déclare, et vous prie de déclarer, que le premier acte que je fais de ma liberté, dont je jouis hors du royaume, est de me démettre du titre et des fonctions que les membres de la noblesse du Limousin m’avait fait l’honneur de me confier, en me députant aux états généraux ».
Je suis, avec respect,
Le Vicomte de MIRABEAU ;

Le 21 du même mois d’août 1790, M. de Fancigny, tint un propos à l’assemblée même, qui prouve combien les députés s’avilissaient par leur conduite.


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« Puisqu’il y a guerre ouverte, dit-il, entre la majorité et la minorité, il n’y a plus qu’à mettre le sabre à la main entre ces b……. là.
Le nommé Cloots, un des plus ardents révolutionnaires de Paris, étant plus près du manège, au milieu d’un groupe de curieux s’écria : « Entendez- vous le bruit du manège ? on donne trop d’avoine à ces chevaux- là ….. s’ils pouvaient s’entremanger !.... courage, gredins !.... alali… alali !

Ces faits peuvent avoir un certain degré d’importance, parce qu’ils donnent une idée de la liberté qui régnait encore, malgré les entraves du comité des recherches.

On avait fait au roi de vives instances pour l’engager à donner la liste des domaines dont il désirait conserver la jouissance ; il avait fait cette liste, mais elle donna lieu à mille sarcasmes, et autant de calomnies. Plus ce malheureux roi se dépouillait, plus il faisait de sacrifices, et plus on le traversait ; on voulait qu’il se montrât égoïste, pour empoisonner ses actions, mais il était bon et humain.

Voilà la lettre qu’il écrivit aux représentants de son peuple, le 18 août 1790.

« Vous savez que ce n’est que sur vos instances réitérées que je me suis expliqué sur


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la fixation de ma liste civile, et en dernier lieu sur les châteaux et les domaines qu’il me convenait de conserver ».
« Je suis instruit que l’on interprète mal les dispositions de ces objets portés dans l’état que je vous ai fait remettre par M. de S.- Priest ».
« Je crois n’avoir pas besoin de vous rappeler le peu d’importance que je mets à ce qui touche mes intérêts, ou mes jouissances personnelles, et combien je les subordonne à l’intérêt public ».
« Je renonce volontiers à une grande partie des objets indiqués, quoiqu’il y en eu eût plusieurs auxquels je n’étais pas déterminé que par des motifs d’utilité générale, et pour conserver à la ville de Paris des dehors agréables ; je me restreins donc aux articles suivants » :
« Le Louvre, les Tuileries, avec les maisons qui en dépendent, Versailles, St- Cloud, Rambouillet, Fontainebleau, Compiègne avec les domaines et bois qui en dépendent ».
« Quand à mes chasses, sur lesquelles vous avez désiré que je vous fasse connaître mes déterminations, je tiens surtout à ne jouir d’aucuns plaisirs qui puissent être onéreux à mes sujets ».
« Je vous prie de ne jamais perdre de vue


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que mes plus grands intérêts sont ceux de la nation, et le soulagement du peuple. Ce sont ceux qui me touchent et me sont vraiment personnels ».

Et voilà, je le répète, le souverain que l’on a fait passer pour un tyran !

Le mois d’août fut fertile en grands évènements ; le massacre de Nancy arriva le 31 ; nous croyons devoir en donner un précis.

La licence régnait dans tous les corps ; une insubordination excessive alarmait le gouvernement ; le nombre de régiments séditieux et mutins croissait tous les jours.

Chaque courrier annonçait de nouveaux désordres, et la succession des jours d’un roi honnête n’était qu’une suite rapide des chagrins les plus accablants.

Le ministre de la guerre ( Latour- du- Pin) vient dénoncer à l’assemblée que des réclamations pécuniaires deviennent sans cesse des causes d’insurrections militaires ; que les soldats veulent contraindre leurs chefs à remettre les registres de comptabilité, et s’érigent en juges de leurs propres demandes.

Sur quoi ; il fut lancé un décret qui porte :
« Article III, Qu’il sera procédé en présence du commandant de chaque corps, du dernier


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Capitaine, des premier et dernier lieutenant, des premier et dernier sous- lieutenant, des premier et dernier sergents, ou maréchaux des logis, des premier et dernier caporaux ou brigadiers, et de quatre soldats, à la vérification des comptes de chaque régiments depuis six ans.
« Article IV, Que toutes les cartouches jaunes ou infamantes, à compter du 1er mai 1789, n’emporteront aucune flétrissure au préjudice de ceux qui ont été congédiés avec des semblables cartouches ».
« Article VII, Qu’à compter de la publication du présent décret, il sera informé de toute nouvelle sédition et révolte, et le procès fait aux instigateurs, fauteurs, auteurs, et participants de ces séditions, pour être déclarés par jugement à intervenir, déchus pour jamais du titre de citoyens actifs, traîtres à la patrie, infâmes, indignes de porter les armes et chassés de leurs corps ; même être condamnés à des peines afflictives ».

Cela n’a pas empêché les régiments du roi, infanterie ; de Mestre- de - Camp, Cavalerie ; et de Château- Vieux, suisse, de s’insurger ; ce qui donna lieu à un nouveau décret, « qui n’accorde que vingt- quatre heures aux soldats


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pour se repentir, sous peine d’être poursuivis et punis ; le même décret prie le roi d’ordonner à son procureur au baillage de Nancy, de rendre plainte contre toutes personnes de quelque rang, grade et conditions qu’elles soient, soupçonnées d’avoir été instigateurs, fauteurs ou participants de la rébellion qui a éclaté à Nancy, depuis la proclamation des décrets des 6 et 7 de ce mois, et d’autoriser le commandement militaire de cette place, à casser et licencier les régiments de la garnison, dans le cas où ils ne rentreraient pas immédiatement dans l’ordre, ou s’ils tentaient d’opposer la moindre résistance au châtiment des principaux coupables.

Dès que les soldats eurent connaissance de ce décret, ils s’emparèrent de M. de Malseigne, officier- général, et de M. de la Noue, commandant de la place, qu’ils croyaient chargés de l’exécuter.

Alors il se fit une coalition entre les trois régiments de la garnison, pour se soutenir dans leurs prétentions respectives.

Des officiers du régiment du Roi s’armèrent inutilement pour ramener l’ordre ; ils furent blessés.

M. de Malseigne partit pour Lunéville ; des



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Cavaliers de Mestre- de- Camp l’y poursuivirent, le sabre à la main.

Des carabinier, avertis, vinrent à sa rencontre ; il s’engagea un combat, et il y eut des cavaliers tués.

Le détachement repoussé vint rendre compte à la garnison, et elle partit pour tirer vengeance des carabiniers.

Ce moment était favorable pour se rendre maîtres de Nancy ; mais une nombreuse garde citoyenne de la ville et du département, égarée par les soldats de ligne, persuadée qu’il était question d’une contre révolution, s’était réunie aux soldats rebelles.

Une chose bien affligeante pour le directoire de Nancy, fut d’être obligé de les suivre et de s’exposer aux coups des carabiniers, qui eurent 7 hommes de tués et un officier ; un adjudant du même corps fut assassiné par un cavalier de Mestre- de - Camp, au moment où il embrassait un officier du régiment du Roi.

La paix sembla se préparer, par une convention entre les carabiniers et les autres corps, de rendre M. de Malseigne à la garnison de Nancy ; mais au moment où cette paix paraissait conclue, le combat recommença ; cependant la contagion gagna chez les carabiniers ; ce

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Qui parait le prouver, c’est que le lendemain. Les 4 régiments étaient amis, et que M. de Malseigne fut emmené prisonnier à Nancy, pour cimenter l’union ; la populace, toujours avide de sang, demandait la mort de cet officier- général ; on le conduisit, non à la municipalité, mais aux casernes, où l’on voulait le prendre. Des avis plus modérés le firent conduire à la conciergerie du Palais, environnés de satellites en fureur.

Les choses étaient ainsi, lorsque M. de Bouillé s’approcha avec son armée.

Les députés des trois régiments du roi, de Château- Vieux et de Mestre- de- camp se rendent à la municipalité, ainsi qu’au directoire du district, et forcent ces deux corps constitués d’envoyer des députés à M. de Bouillé, pour l’inviter à retirer ses troupes. Cette députation n’ayant eu aucun succès, il en fut envoyé une seconde. Le général eut connaissance, par ces députations, que les arsenaux avaient fourni des armes aux citoyens les plus dangereux ; que le magasin à poudre avait été pillé ; que la classe indigente du peuple était réunie aux soldats ; que les officiers des corps révoltés étaient forcés de marcher et de combattre ; que MM. de Malseigne et de Lanoue étaient


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menacés d’être égorgés au premier coup de fusil.

M. de Bouillé, supérieur aux ménagements, ne fut touché que du désir d’empêcher l’insubordination de se propager.

Le 31 août, l’insurrection était à son comble, les révoltés forcèrent le directoire à appeler les carabiniers, et la municipalité d’en faire la réquisition ; ces deux corps se rendirent au quartier du régiment du Roi, et proposèrent aux soldats des moyens de conciliations, qui furent repousser par les injures. M. de Bouillé exigea que l’on rendît MM. De Lanoue et de Malseigne ; qu’on livrât quatre rebelles de chaque régiment, pour les faire juger par l’assemblée nationale, et que la garnison sortit des portes pour se soumettre.

On consentit de rendre les deux officiers, et rien de plus, alors l’armée avança, et ne tira point la première.

Les officiers des régiments rebelles firent ce qu’ils purent pour modérer la rage des soldats.

Ce fut alors le jeune Desisles, officier des chasseurs du régiment du Roi, se mit à l’embouchure d’un canon, pour empêcher le signal du carnage ; menacé de la mort, il répondit qu’il ne se retirerait point et qu’on pouvait


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tirer ; à l’instant il reçut 4 coups de fusil, qui heureusement ne se trouvèrent point mortels.

Le combat s’engagea, et fut sanglant.

Des traîtres rentrèrent dans leur maison, et tirèrent par les fenêtres ; la plus grande partie des tués, le fut par ces lâches ennemis. On ne peut se figurer les erreurs qui se commirent ; on venait d’achever ceux qui n’étaient pas tués du premier coup, et l’on foulait leurs corps aux pieds.

Citoyens (criaient les soldats de Bouillé à ceux dont les fenêtres étaient fermées) ouvrez vos fenêtres, reconnaissez vos amis ; c’est contre une garnison désobéissante, qui menaçait votre sûreté, que nous venons combattre ; alors la tranquillité se rétablît. La garde nationale de Metz a fait des prodiges de valeur, et l’on a à regretter d’excellents pères de famille, restés sur la place.

Telle fut cette fameuse affaire de Nancy.

L’assemblée décréta, pour rendre hommage à la bravoure, à la sagesse de M. de Bouillé, qu’il lui serait fait des remerciements ; mais, par une inconséquence dont on ne peut se


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Se former une idée, on le fit passer, peu après pour un monstre, un égorgeur, un bourreau ; on fit plus, on institua une fête en l’honneur des soldats de Château- Vieux, qui avaient été punis par leurs officiers ; on les montra au peuple comme victimes, on les combla de caresses et de bienfaits.

Que l’on suive la marche de l’assemblée nationale, partout on n’y verra que des balourdises politiques, et des inconséquences.