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  Isaac Book





F-Chapter 43

Page: 288-303

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CHAPITRE XLIII.

Condamnation des membres de la convention, proscrits le 2 juin; ceux qui osent se montrer sont conduits à l’échafaud, sans formalités ; décret tyrannique pour favoriser leur sentence de mort ; Valazé se poignarde ; le duc d’Orléans est transféré, de la citadelle de Marseille, à Paris ; son exécution ; explosion de la terreur ; cruautés de Carrier à Nantes.

Vers le temps où la reine fut condamnée par une horde d’assassins, la France entière était couverte d’échafauds et de sang.
Alors le tribunal révolutionnaire entamait le procès des députés du peuple, proscrits le 2 juin ; ceux qui osèrent se montrer, furent livrés aux bourreaux, sans autre formalité que la reconnaissance de leur personne. Il est une chose à remarquer, c’est que le fondement de leur acte d’accusation était une plaisanterie de Camille- Desmoulins, dont il avait fait la rétractation.


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Le tribunal était embarrassé à la vue des accusateurs et témoins dans les mêmes personnes, lorsqu’il fut rendu un décret qui autorisait le jury à cesser l’instruction quand il se croirait suffisamment instruit.
Comme les juges n’étaient pas scrupuleux, sur la motion d’un coquin nommé Antonnelle, ils se déclarèrent suffisamment instruits, et votèrent la mort.
Valazé, saisi d’indignation, se poignarda ; c’était le même qui, en rapportant l’affaire du roi, avait posé le cachet du crime sur les actes les plus simples. Ses collègues, condamnés, subirent leur sort avec résignation. Ce jugement eut lieu le 30 octobre 1793.
Après la mort du roi, d’Orléans était devenu le jouet des maristes ; on lui soutira tout ce qu’il avait en argent, bijoux, cabinet et choses précieuses ; on lui laissa recueillir la succession du duc de Penthièvre, son beau-père ; et après la lui avoir escamotée, on le logea à l’Abbaye, d’où il fut conduit dans la citadelle de Marseille ; alors on s’empara de ses biens ; la succession était trop bonne pour ne pas la garder : le moyen était simple. On transféra le prince à Paris, et sa tête devint le contrat de propriété.
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Danton et Lacroix espéraient un mouvement populaire; mais dans l’impossibilité de l’opérer, le premier s’éloigna de Paris.
Le duc arriva à midi, peu de jours après l’exécution de la reine ; aussitôt il fut traduit au tribunal. Ce monstre ne se plaignit de personne : il ne répondit même point à la plupart des questions qui lui furent faites.
O fatalité étonnante ! on lui donna, à la Conciergerie, la chambre de Marie-Antoinette, dont il avait tramé la perte.
Lorsqu’on lui apprit qu’il était condamné à mort, on ajouta qu’il pouvait différer son supplice de vingt-quatre heures : il ne voulut point de délai. On dit que son visage n’offrit aucune altération, et qu’il mourut avec plus de courage que l’on n’en devait attendre d’un homme dont la vie n’avait été qu’un tissu de lâcheté, d’opprobre et d’infamie. Quant au peuple, malgré les ressorts mis en avant pour l’agiter, il sentit que d’Orléans, était la cause première de ses malheurs, et montra l’expression de la joie.
Vers cette même époque, mois de novembre 1773, tous les grands moyens de terreur se développaient partout avec la plus grande fureur.


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Joseph- Lebon était à Arras ; Maignet, près de Nîmes ; Collot- d’Herbois, à Lyon ; Carrier à Nantes.
Il faut frapper ces coquins d’aristocrates et de modérés, me disait Carrier ; dénoncez, mes amis, dénoncez : je ne demande point de preuves. La dénonciation de deux bons sans-culottes me suffit.
Dans l’instant, l’armée révolutionnaire fait à Nantes des arrestations arbitraires, scandaleuses, tyranniques. Elle enlève, des maisons, tout ce qui est précieux ; elle appose des scellés avec des pièces de monnaie et des à coudre.
Cette armée, je l’ai déjà dit, était composée de brigands ; elle incarcérait sans ordres, sans écrous ; elle pillait les magasins, les boutiques, à sa volonté.
Carrier forma une commission militaire qui jugeait les vieillards débiles, les femmes, les jeunes filles, les enfants, sous prétexte d’être pris les armes à la main : chose visiblement impossible, mais toujours constatée sur la dénonciation de deux sans-culottes aux ordres du tyran.
Vers le milieu du même mois de novembre, se fit le début des scènes sanglantes.


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Quatre-vingt-dix prêtres, dans le cas de l’exportation, selon les décrets, sont conduits dans un bateau préparé, à sou pape ou coulisse ; on les fait arriver à la hauteur de Paimbeuf ; là, ils sont absolument dépouillés ; on leur lie les mains derrière le dos ; on ouvre la coulisse du bateau, et dans un instant ils sont engloutis.
Le 27, cent trente-deux Nantais sont envoyés au tribunal révolutionnaire de Paris, signalés comme brigands de la Vendée : c’étaient des hommes doux et honnêtes, qui n’avaient point quitté leurs foyers, et à qui on ne pouvait reprocher que de ne pas avoir pris part aux convulsions des assemblées populaires.
Les quatre-vingt-dix prêtres noyés, et l’envoi de 132 honnêtes gens à la guillotine (1) n’était que le prélude des cruautés dont on faisait les apprêts.
Le 4 décembre 1793, Carrier fit juger à mort six individus, accusés d’avoir fabriqué des clefs dans les prisons, tandis qu’ils n’avaient ni fer ni outils.
Le même jour, on soumet à une délibé-


(1) Ceux-ci ont été absous.


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ration si l’on fera périr tous les détenus en masse ; cette délibération se prolonge, et à trois heures du matin, trois individus viennent donner l’ordre de fusiller les détenus au Bouffay, à Sainte- Claire et à l’Eperonière.
Le commandant de la force armée refuse son ministère, et l’ordre est suspendu.
Le 14, la même question est soumise à une nouvelle délibération ; un homme (que je voudrais connaître, pour le nommer) a le courage de s’élever contre cette infernale proposition : on le traite d’aristocrate, de modéré ; mais l’opposition suspend encore un instant l’espoir du tigre qui demandait du sang ; cependant, à l’insu de l’opposant, il est arrêté que, dans la nuit du 14 au 15, il sera extrait de la maison du Bouffay seulement, 125 détenus, pour être dépouillés, conduits à coup de plat de sabre sur les bords de la Loire, et précipités sans l’eau.
Cette exécution fut suivie de beaucoup d’autres ; chaque nuit les rives de la Loire retentissaient de cris lamentables d’hommes, d’enfants, de femmes grosses, de filles, que l’on précipitait par milliers dans les flots ; à l’instant de la submersion, les femmes suppliaient les bourreaux d’épargner la vie de leurs enfants


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à la mamelle. – Non; ce sont des louveteaux: il faut les détruire. Et la mère, avant de périr, voyait son enfant emporté par les eaux.
Les 17 et 19 décembre, Carrier expédia deux ordres, portant de faire guillotiner 50 brigands pris les armes à la main ; et la liste était jointe à l’ordre.
On fait des représentations ; il fallait au moins constater les individus ; Carrier vient lui-même, en écument de rage, fait des injonctions menaçantes, et les 50 infortunés (qui étaient d’honnêtes gens) sont exécutés sans forme de procès. Il est bon d’observer que parmi ces prétendus brigands, pris les armes à la main, se trouvaient plusieurs enfants de 13 ans, et sept à huit femmes. Il existe un fait remarquable, c’est que l’exécuteur mourut trois jours après, de chagrin …..
Le monstre Carrier fit périr une multitude de gens de campagne qui, en vertu d’une amnistie, venaient apporter leurs armes : cette férocité produisit le désespoir, et augmenta les fureurs de la Vendée.
Carrier donna le droit de vie et de mort à un aubergiste, et à un autre homme nommé Foucault : c’est ce dernier qui présidait aux noyades, et goûtait le cruel plaisir de


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sabrer les victimes, avant d’ouvrir les coulisses des bateaux.
Le nommé Lefevre, adjudant- général, a eu la férocité de faire noyer, de sang-froid, par le capitaine Massé, quarante- une personnes, sur le bâtiment le Destin.
Ces quarante et une personnes étaient composées
De deux hommes de soixante-dix-huit ans ;
De douze femmes ;
De douze filles ;
De quinze enfants, dont dix depuis quatre jusqu’à six ans, et cinq à la mamelle.
Quarte fusiliers et un caporal ont été chargés de l’exécution.
Voici l’ordre de l’adjudant Lefevre à Massé.
<< Il est ordonné à Pierre Massé, de faire mettre à terre la nommée Jeanne Vacquer, et de jeter le reste à la mer ; ensuite il reviendra à son poste. Signé LEFEVRE.
Chaque pas que l’on fait dans les massacres et noyades de Nantes, découvre de nouvelles horreurs. Les scélérats attachaient ensemble des garçons et des filles, nus, deux à deux, dans une attitudes indécente ; puis ils les précipitaient dans les flots : c’est ce qu’ils appelaient des mariages républicains.


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Beaujoux, accusateur public, fut dénoncé et menacé de la guillotine, par Fouquet et Lamberti, parce qu’il avait protégé trente femmes grosses, et environ quinze enfants de huit à douze ans.
Le nommé Joly, chargé d’attacher les mains derrière le dos des victimes, avant de les noyer, est convenu d’une noyade de quatre cents personnes, devant Coton, et a déclaré qu’il lui en était passé plus de dix-huit mille par les mains.
Parmi les détenus, il y en avait huit qui avaient été incarcérés par méprise ; on alla dans la prison, pour les mettre en liberté : cinq étaient déjà noyés.
On fusillait à Nantes, dans trois endroits ; et l’on a massacré un si grand nombre de gens, qui avaient rendu les armes, que trois cents hommes furent employés pendant six semaines pour recouvrir les fosses.
Après tant de forfaits, on croirait que le crime, fatigué, devait se reposer : il n’était pas encore rassasié de sang.
Fouquet, Lamberti, et une douzaine de cannibales, en habits uniformes, entrent dans l’entrepôt des prisonniers, munis d’un paquet énorme de cordes.


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Quelque temps après, on voit sortir une multitude de malheureux destinés à la mort ; ils étaient liés deux à deux, bras à bras, poignet à poignet ; on les fit mettre en file, qui se prolongea depuis l’entrepôt jusqu’à la cale du Satinat.
Ces malheureux étaient tellement serrés, que les veines des poignets de quelques-uns se brisèrent ; ils ne demandaient d’autre secours que de faire cesser cette torture, et n’obtenaient pour réponse que ces mots : Tais-toi, infâme aristocrate ! expression vague, insignifiante, qui prouvait bien l’innocence des victimes, et la rage sanguinaire des bourreaux.
Ceux dont la douleur ôtait les forces étaient relevés à coup de plat de sabre. Avant d’entrer dans les bateaux préparés pour le supplice, on les dépouillait de tout ce qu’ils avaient, et l’on entendait l’infâme Carrier, crier : Je ne vois périr que des conspirateurs subalternes ; donnez-moi de gros coquins : il ne faut point de preuves.

Vie privée des scélérats de Nantes.

Chaux, au district, constituait prisonniers tous les propriétaires de métairies, et pour les faire sortir exigeait l’abandon de leurs terres.


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Pérochaux trafiquait de la vie, de l’honneur et des fortunes des citoyens.
La fille du nommé Brétonville vient solliciter pour son père : il exige d’elle le sacrifice le plus honteux.
Une femme nommée Delmard, demande grâce : il met le prix de 50,000 livres à son exemption de la prison.
Il vole à la veuve Laignerac pour soixante mille francs de tabac, et la conduit en prison ; cette veuve ayant recouvré la liberté, réclame sa fortune ; Pérochaux sous des dehors mielleux, l’invite à le suivre : il la réincarcère.
La dame Décombre est conduite par le même Pérochaux sur une galiote hollandaise, et y périt de misère.
Grand-Maison fut assassin de profession, avant la révolution ; il maltraitait les victimes, les dépouillait et exécutait les noyades.
Joly s’emparait des bijoux, argenterie, et meubles précieux : c’est lui qui liait les malheureux.
Bachelier, président, conduisait les opérations, ne consultait que son intérêt, et dirigeait toutes les exécutions nocturnes.
Bologniel conduisit à Angers les 132 vic-


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times destinées pour le tribunal révolutionnaire ; il leur fit éprouver les plus horribles tourments ; il souffrit qu’un malheureux père passât une nuit avec son fils, mort à ses côtés ; il força le nommé Delamarre à lui mettre un bon de 20,000liv.
Naux faisait les visites nocturnes, levait les scellés, et s’appropriait ce qui lui convenait.
Pinard était le grand pourvoyeur ; il servait aux expéditions de campagne, pillait, volait impunément.
Maignet signait tout ce qu’on lui présentait, noyades, guillotine, fusillades.
Gallon s’appropriait les huiles, les eaux-de-vie ; il avait l’habitude des opérations de commerce.
Durassier exigeait des contributions.
Bataillé et l’Evêque arrêtaient sans ordre.
Trois crimes étaient impardonnables, la probité, le talent, la fortune.
Le mauvais régime des prisons de Nantes était tel, qu’il a fait périr, par maladies épidémiques, plus de dix mille personnes.
Il en a été noyé, fusillé, guillotiné au moins vingt-cinq mille.
Ainsi, le monstre Carrier, a coûté à la malheureuse ville de Nantes, au moins trente-


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cinq mille personnes qui, probablement, étaient la fleur des citoyens.
J’ajouterai à ces infamies quelques faits que j’ai recueillis au tribunal, lorsque ces scélérats y parurent : c’était le président Dobsent qui les interrogeait avec beaucoup de présence d’esprit ; j’avoue que j’ai été surpris de la jeunesse et de la mine de quelques-uns.

Déclaration du nommé Forget, concierge de la maison de Sainte -Claire.

« J’ai entendu dire à Chaux, que pour se défaire promptement des cent trente-deux Nantais qui devaient être conduits au tribunal révolutionnaire , il fallait mettre parmi eux un citoyen non détenu, qui s’évaderait ; qu’alors on dirait que les prisonniers s’étant révoltés, on a été forcé de les fusiller ».
« Nommé commissaire pour examiner l’église Sainte-Croix, et y établir une salle populaire, je passe avec Chaux près d’une belle maison ; il la regarde et me dit : Cette maison me convient ».
« Je lui observai qu’elle n’était pas nationale. Il me répondit : rien n’est plus aisé que de l’avoir : mettons le propriétaire en prison ; il la donnera pour obtenir sa liberté ».

Chaux, présent, a nié : on lui a observé qu’un homme qui avait dit à la tribune, II ne faut recevoir parmi nous que des révo-


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lutionnaires capables de boire un verre de sang humain, peut bien avoir tenu ce propos.

Déclaration de Jeanne Laillet.

Six jeunes filles nommées la Métayrie, dont l’aînée avait seize ans, ont été guillotinées par ordre de Carrier, sans jugement.

Un mouvement général d’indignation se fit entendre, et l’on demanda Carrier.

Déclaration du général Donicau.

<< J’offre de prouver que les horreurs de Nantes se sont propagées à trente lieues, en remontant la Loire ; que dans la Vendée on a massacré des vieillards dans leur lit, des enfants dans le berceau, et sur le sein de leurs mères ; guillotiné des femmes enceintes, et d’autres, le lendemain de leurs
couches >>.
<< J’offre de nommer ceux qui ont fait brûler d’immenses magasins, tandis que l’on était dans un dénuement affreux, et des hommes qui parlant sans cesse de philanthropie, ne sont réellement que des monstres sanguinaires >>.

Déclaration de Lasalle.

Cent prisonniers de la Vendée ont été conduits sur la place de l’égalité, par un détachement : delà, à la prairie de Mancre, et fusillés >>.
Chaux rappelle qu’il fut proposé à Carrier


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de tirer parti des jeunes gens, et que sa réponse fut : << Il faut que les fusillades et la guillotine roulent >> ; qu’un commandant lui répondit avec courage : << Nous savons combattre, et non assassiner >>.

Déclaration de Jomard- Marchand.

« Je me présente chez Carrier : il ferme sa porte et dit : Je vous crois tous de bons b…. ; je vais vous donner des pouvoirs, et j’espère que vous remplirez mes intentions ».

« J’ai vu cent jeunes Cavaliers robustes : on les mena au dépôt ; trois proposent de retourner à la Vendée, et d’emmener beaucoup de leurs camarades, si on veut leur donner la vie : tous furent exécutés »

Déclaration de Suliveau, maître d’armes.

« J’ai été commandé pour exécuter les noyades ».

On l’interpelle de dire s’il n’a pas saigné les brigands au cou, avec un couteau dont la lame était très étroite, et s’il n’a pas dit : J’avais regardé avec attention comment les bouchers s’y prennent ; je leur faisais tourner la tête ; je leur passais le couteau dans la gorge, et cela était fini.

Ce Suliveau est devenu accusé.


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Déclaration de Coron.

« J’ai connaissance que sept mille cinq cents personnes ont été fusillés, et quatre cents autres noyées. Je sais que l’on a arraché l’enfant à une femme prête d’accoucher, que l’on a mis l’enfant au bout d’une baïonnette, et qu’on l’a jeté à l’eau ».

La ville d’Orléans n’a pas été exempte de barbarie : son tyran fut Léonard- Bourbon (1).


(1) On l’appelait Léopard- Bourdon ; on a accusé ce Bourdon d’avoir enlevé à Versailles quatre voitures de meubles ; j’ignore la force de cette accusation : mais je sais qu’un homme féroce n’est pas délicat.