
la terre obliquement , il s’ensuit que l’eau n’est pas toujours sous ses pieds en ligne perpendiculaire. J’observe cependant que ce cas est are. Si vous voulez, monsieur, vous promener un instant , je vous ferai palper des sources souterraines , tâtez- moi le pouls, quand il s’altérera je frissonnerai et vous me verrez pâlir , alors je serai sur une source ou un courant ; bien plus , vous sentirez qu’en m’écartant l’effet cesse. J’ai vérifié six fois ces faits, et j’ai été forcé de croire à l’hydroscopie , en cherchant tous les moyens possibles pour fortifier mes doutes.
Je lui demandai pourquoi Bléton, sur l’eau dans un bateau, ne souffre point ? Il me répondit que les émanations aqueuses simples , ne sont pas les mêmes que quand elles sont jointes au gaz terrestre ; qu’un puits , par exemple, ne produit pas l’effet d’une source souterraine à la même profondeur.
Ce prieur m’avoua qu’il était désespéré d’être mis dans la classe des hydroscopes, parce que les moines du pays , le croyait sorcier, lui donnent beaucoup de désagréments auprès de son évêque .
Bléton arrive, c’était à peu près l’heure du dîner . « - Ah ! te voilà, mon ami ! j’ai quelque chose à te communiquer ; voilà une pierre que j’ai trouvée ce matin ; il y a du métal, je te prie de me dire où il est. Bléton ôte son soulier, roule la pierre sous son pied, et s’arrête . – Il est sous mon orteil. – Ote ton pied. – Monsieur, je vous prie de lever la pierre , sans changer sa position. – Bléton, où est le métal ? – Vers le milieu de la pierre. – Vous trouverez , monsieur , à cette place , une croix faite avec une plume, ce qui doit vous convaincre que nous sommes d’accord . La vérité est, que cette croix était sous l’orteil de Bléton. Il est possible de croire que les deux hydroscopes s’entendaient, mais , je n’ai eu aucune raison pour que le prieur Morin fut le gile d’un paysan. Ayant fait connaissance avec le prieur , il alla chercher un manuscrit