une pétition en vers. – Je vous dis , monsieur qu’il ne les aime point. – C’est précisément pour cela . – Cette manière de demander me paraît nouvelle. – Les nouveautés réussissent assez souvent. »

Le lendemain , je me rends à l’audience du ministre. Pour me retrouver seul avec lui , je reste le dernier, et je lui présente ma pétition écrite sur une feuille de papier à lettre. J’avais envie de l’écrire sur une carte . Il la prend , sourit et me toise des yeux. Cesserai-je bientôt de vous importuner ?

L’argent s’en va j’ai fort peu de ressources ;
Avec le meilleur droit, j’épuise ici ma bourse ;
Votre bonté, monsieur, ne peut m’abandonner
Ici, dans un taudis, la dépense est extrême ;
Etre pauvre à Paris, est un destin affreux ;
Rendez-moi le bonheur, qui fuit devant mes yeux
Et ne me laisser pas me dévorer moi-même.

Voilà la première fois que je reçois pareille pétition. – En ce cas , j’ai gagné mon procès. – Comment cela ? – Parce que vous daignez m’écouter ; il y a six semaines que j’aspire après ce bonheur. – Vous êtes un homme singulier, suivez-moi …Je le suiyis. – Que me demandez-vous ? - Une ligne, Monsieur. – Quelle est-elle ? – La voici.

Finissez sans délai l’affaire de Crommelin ».

Et daignez mettre en tête le nom de votre secrétaire . Il hésita , me regarda, sourit , et dit après avoir réfléchi un instant… allons !.. puis, me remettant le papier , il ajouta , allez chez monsieur untel.

On ne citoyenait pas encore. Je me rends chez la personne, elle paraît étonnée …Je connais cette affaire…. Tout de suite, Monsieur ! – Il ne faut que six lignes au département, qui lui enjoigne ou l’invite , à prendre les papiers que j’ai reçus en paiement du sel que j’ai vendu . - Vous

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