
Sans prétention d'hériter, je ne me suis point empare de palais de quelques grand. Personne ne file la pourpre de mes habits, mais j'ai une lyre et un peu d'esprit. Tout pauvre que je suis, la riche me recherche, je ne demande rien de plus à Dieu, et pour obtenir une plus grande fortune, je n’importunerai pas même un ami puissant.
J'arrive à St. Germain, où je ne trouve absolument aucun vestige de régie. La municipalité me reçoit très-froidement parce qu'elle voyait, dans ma présence, la perte d'une domination usurpée. Le district, n'ayant pas les mêmes prétentions, n'était pas fâché de voir un régisseur. Mon début fut assez désagréable; j'étais chargé de prendre une connaissance exacte de la forêt, et le grand-maître ne le voulait pas. Quelques jours se passèrent en contrariétés. Je pris le parti de lui écrire, et pour avoir une ample explication, je lui donnai l'option ou de me recevoir chez lui, ou de se rendre chez moi. Il m'offrit à dîner, et nous fumes contents l'un de l'autre. La plupart des divisions se termineraient ainsi, si l'on voulait l'entendre; j'ai trouvé dans monsieur Baumier (cheville ouvrière de la maîtrise) la candeur, l'aménité, la bonne foi qui caractérisent le galant homme; j'ai cultivé son amitié, je la cultiverai toute ma vie, et rien ne me sera plus agréable que l'occasion de lui prouver le prix que j'attache à son estime. Mais en général, j'invite les étrangers à se méfier de l'amitié St. Germain minois .
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