
"plus besoin d'architecte; on va vendre tous les bâtiments. - Mais la forêt est entourée de murs, les gardes y ont des logements, prenez le titre d'inspecteur général des murs et bâtiments de la forêt qui ont besoin d'une surveillance continuelle; je vous le donnerai moi-même dans mes rapports; je serai consulté, et je vous assure que vous conserverez vos appointements; il les conserva." Le nomme D... avait la surveillance des dépôts pour les bâtiments; on jeta les yeux sur les fers, les plombs, les cuivres, les planches, et l'on en fixa le prix au tiers de leur valeur réelle, je protestai contre une spéculation combinée par la cupidité, en observant que le spéculateur n'achetait de la liste civile que pour revendre à la liste civile.
L'avidité l'emporta sur le bon sens; si l'on s'en étonne, je dirai que dans ces cas, il y avait toujours une puissance intéressée dans les bénéfices. Les magasins, furent vides, et monsieur D.... dont j'avais si bien défendu les intérêts, perdit sa place. Je lui fis obtenir celle de conservateur des bâtiments, avec appointements de cent pistoles; je l'ai logé très-commodément. Le croira-t-on? Cet homme est devenu mon ennemi, parce qu'il voulait toucher les appointements de la place supprimée, avec ceux de la nouvelle. Ceci me conduit à une triste observation. Si ceux qui ne savent pas obliger, ont peu d'amis; au moins, ils n'ont pas d'ennemis, et comme un ennemi nuit plus que cent amis ne servent, il y a de l'avantage a ne pas être obligeant.
J'avais oublié dans mon porte-feuille une lettre pour Robespierre, qu'un membre de l'Académie d'Arras (à laquelle j'appartenais) m'avait chargé de remettre. Cette lettre que je n'avais point mendiée, me peignait comme un écrivain qui avait de l'instruction et la plume facile; me trouvant à Paris, je fus la remettre.
Robespierre, après l'avoir lue, me regards beaucoup,
Prev RETURN INDEX Next