
mais ils pourrirent à l’air et à l’eau quinze ans plus tôt que ceux de Marly. Cette expérience est ancienne , car après une multitude d’accidents, il a été défendu sous Henri II ou Henri III, de faire des solives ou des poutres sous les bois de St-Germain ; si on les emploie en douves pour construire de sceaux, cuves ou tonneaux, ils durent très peu, et il est certain que ceux de Marly résistent longtemps ; les deux forêts sont très voisines , j’ai cherché la raison de ces faits, voici mon opinion. Les bois de St-Germain ont beaucoup de sels , ces sels fondent à l’eau , et laissent les tubes ligueux vuide , ce qui rend leur décomposition facile. Ceux de Marly , au contraire , ont beaucoup d’huile qui ne se mêle point avec l’eau. J’ai fait ces observations, on ne m’a point écouté, mais il est notoire que tous le bois façonnés à St-Germain pour la marine et envoyés à grands frais dans les ports , n’ont été employés que pour faire bouillir la marmite des matelots ; je dois observer que les agents de cette entreprise étaient des conventionnels marchands de bois , absolument étrangers à la construction navale ; la raison n’a pas beau jeu, quand elle contrarie l’avidité. Un représentant du peuple arrive à St-Germain , vient me voir, me prie à dîner .- Vous avez sans doute ici de belles choses, - Oui, la chapelle des anciens rois est assez riche en ornements sacerdotaux et vases sacrés. – Pourrais-je les voir ? – Quand vous voudrez…. Je fais venir de sacristain et je lui ordonne de montrer toutes les choses dont il est dépositaire.
Des vases superbes , de soleils magnifiques ; des chapes brodées en perles extasient le Représentant ; il sort , revient avec des malles, s’empare de tout et donne une reconnaissance vague au sacristain. Tel était le pouvoir de certaine législateurs ; ce qui les intéressait le plus , était de savoir où il y avait à prendre. La même chose se fit à Versailles, mais