
nite, n'est pas un petit avantage pour un solitaire.
Les lecons que l'on peut tirer de ces memoires sont:
Que les services, rendus aux etrangers, ne sont point perdus.
Que les relations d'affaires, ou d'interet, avec les parens, ne sont point les plus sures.
Que l'energie est un ressort utile dans toutes les circonstances de la vie.
Que l'homme de courage se tire d'affaire dans une infinite de cas imprevus, ou celui qui en manque succomberait.Enfin, on verra des tableaux qui peuvent donner de grandes connaissances sur le coeur, l'esprit, et les actes humains.
Je diviserai mes memoires en quatre parties, qui chacune servira de preuve aux autres; car, si j'osais m'écarter de la vérité, je trouverais des contradicteurs.
Je ne peux pas plus errer dans la première, la seconde, et la troisième, que dans la quatrième, dont le théàtre est Saint-Germain, où ma vie, depuis 1792 jusqu'à 1806 inclusivement, est parfaitement connue.
Je me suis fixé dans cette Ville, par un instinct semblable à celui des chiens, qui reviennent dans la maison où ils ont été battus.
Mais j'ai eu mes raisons, et à coup sûr elles ont été senties. La calomnie est lâche; ses traits s'émoussent contre la sagesse, la réputation et les moeurs. Je crois pouvoir lui opposer ce triple bouclier.
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