pas faire ; la peur est un frisson interne ; qui sait si ce frisson ne détruit pas l’effet des émanations aqueuses ? Il ne faut qu’une commotion vive dans une pierre d’aimant pour détruire sa vertu.

On trouvera dans les Cérémonies religieuses, dernière édition in folio, à l’article sortilège , volume quatrième , une lettre que j’ai écrite sur cet homme singulier ; j’ignore comment elle est parvenue aux rédacteurs et éditeurs de cet ouvrage ;

Voici un coup de tonnerre singulier qui a eu lieu à Autun, et dont j’ai été le témoin.

Un orage violent survient ; on sonne les cloches de la cathédrale, comme cela se pratiquait avant qu’on en connut le danger ; le tonnerre tombe sur le clocher.

Premier effet ;

Il entre dans la chemise d’un jeune sonneur âgé de dix-huit ans, brûle son corps, passe par la ceinture de la culotte et paraît s’y arrêter , calcine la chair dans toute la largeur de la bande , fait un ravage prodigieux devant et derrière jusqu’aux genoux ; paraît encore s’arrêter aux jarretières, et en marque le tour par une brûlure plus forte ; enfile les bas de laine blanche , à grosses mailles, les brûle en dedans , point du tout en dehors, point encore dans les plis formés par les jarretières . les bas se collèrent tellement aux jambes , qu’on ne put les ôter qu’avec la peau. La ceinture de la culotte avait des marques de feu, et les bas aux jarretières étaient brûlés comme si l’on s’était servi d’un fer rouge. C’est une chose bien étonnante qu’un fluide qui passe instantanément dans un cube de métal, ait trouvé de la résistance à traverser de faibles ligatures ; probablement la sueur y était plus abondante, et il y a grande apparence que celle qui couvrait le corps du sonneur, a été conductrice du fluide, et , par suite, a sauvé sa vie , un rut mouillé résiste à la commotion électrique qui tue le rat sec.

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