
mais encore dont elle pouvait employer les talents, à son profit, sans gages, sans rétributions, pendant u temps déterminé, surtout lorsqu’il n’y a qu’un retard de paiement, et non une dénégation de ce qui lui était dû. M’apercevant que cette femme avait peur, j’exigeai u’elle me rendit sans délai , tout ce qui appartenait à son élève ; alors , me conduisant dans un petit cabinet, elle fit un paquet assez gros dont je lui donnais un reçu . je prends un fiacre, et je retourne chez ma protégée. – Mademoiselle, lui dis-je voilà vos effets ; voyez ce qui vous manque. – Peu de chose . Maintenant, écoutez-moi ; avez-vous une grande envie de retourner chez madame votre mère . – oui, monsieur, mais pour que la chose soit possible, il faudrait qu’un ange vint à mon secours. – Il viendra , faites votre paquet , et ne laissez , en dehors , que ce qu’il vous faut pour trois jours. Appelez votre hôte ; c’était un petit bancal rabougri. - Depuis quand mademoiselle est-elle chez vous ? – Depuis ce matin. – Elle n’y adonc pas couché ? – Non. – Que demandez-vous ? – Un louis pour la semaine. – Voilà six francs. – Il me faut le tout. – En ce cas, venez chez le commissaire ; je vous préviens que vous n’aurez que trente sols. Vous avez recueilli une fille malheureuse, et non une prostituée. L’homme reçut les six francs ; - Maintenant faites votre revue, et montez dans le fiacre que j’ai à la porte. Je la conduis à la diligence et je paye tout jusqu’au lieu où elle doit s’arrêter ; de là je la mène chez un marchand de vin où les voyageurs soupent et couchent ; là , je demande une volaille, du pain et du vin. – En attendant le souper, mademoiselle , finissons nos comptes.
Il vous faut trente-six sols pour le cocher, vingt-quatre sols pour le postillon, vos dîners et soupers sont payés ; il est dû quelque chose aux servantes d’auberges. Voilà six francs.
Le souper arrive, je mets des barrières à son appétit, et je lui conseille , de n’achever la volaille