un grand cabinet pour son domestique, une écurie pour ses chevaux, et le pria de disposer de toutes les choses dont il pourrait avoir besoin. .-Cela est fort bon ; mais j’ai un neveu. - Voilà votre billet de logement , il ne dit rien de deux personnes , et ce n’est pas l’usage d’exiger deux lits. – Usage ou non , vous le logerez. –J’ai l’honneur d’observer à monsieur , que je n’ai pas celui d’être sous ses ordres .-En ce cas , je vais faire mettre mes chevaux dans votre salle. -Je ne m’y opposerai pas monsieur , mais les lois prononceront sur ce cas…Au reste , vous êtes chez vous , je vais chez moi, et je vous préviens qu’il n’y a plus de communication entre votre chambre et ma maison .Le neveu , jeune homme de quatorze ans , qui était dans la cour insulta mon père, fit un geste offensant. – Si vous aviez de la barbe , jeune homme , j’irai trouver vos supérieurs et je vous ferai punir…. Mais vous ne pouvez encore m’offenser.

Le jeune homme marcha vers mon père , et le prit au collet je voyais par la fenêtre de la salle à manger ce qui se passait ; je vole à une épée pendue et je fonds sur le jeune homme , en lui criant , défends toi. Mon père ne pouvant me contenir , me prend par les cheveux et m’entraîne .

Une demi-heure après, plusieurs officiers de l’état-major arrivent . – Nous connaissons , monsieur , le caractère de l’officier logé chez vous , et la municipalité nous a fait connaître le votre. Nous venons vous prier de nous dire ce qui s’est passé, et nous vous croirons.

Le ton de mon père , la candeur peinte sur sa physionomie , firent lever les épaules des officiers .

Le neveu parut , et moi aussi ; il m’accusa d’avoir voulut l ‘assassiner ; je dis qu’il avait pris mon père au collet et que , l’épée à la main , je lui avait crié défends-toi . les officiers se regardèrent avec surprise . -Vous avez porté la main sur monsieur ! allez, blanc bec ,nous attendre chez un tel….

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