
château de tous les sureaux arbustes, bruyères et broussailles qui y sont ; on me renvoie la pétition , ma réponse fut que j’y voyais de grands inconvénients. On m’accuse au comité et au club , de m’opposer sans cesse , aux intérêts de la nation ; plainte contre moi aux grandes autorités ; arrive un membre de la convention qui me demande pourquoi je ne veux pas vendre des broussailles inutiles . Je le prie de m’accorder une demi-heure pour écrire ma réponse. J’observe à ce député.
1° Que les fossés sont carrelés , conséquemment sans filtration.
2° Que chaque logement a des latrines et une cuisine qui communiquent aux fossés.
3° Que celui qui a eu l’idée de planter des sureaux et autre arbustes spongieux , a parfaitement raisonné , parce que la végétation absorbe les gaz putrides.
4° Que sans cette végétation, les fossés deviendront un cloaque d’où s’élèverait un air corrompu , capable d’infecter le château et ses environs, peut-être même de produire de maladies épidémiques.
5° Que 20 francs en assignats , n’étaient point un appât assez puissant pour exposer la ville à un pareil danger.
6° Enfin que dans le doute , la chose valait la peine de consulter des médecins et des chimistes.. « Monsieur, me dit le député, j’étais venu pour vous blâmer , vos raisons me frappent , et vous font honneur , à coup sûr elles seront accueillies . » Elles le furent sans doute , car on ne me parla plus de cette affaire Les logements de la liste civile excitaient l’envie et faisaient crier la populace ; pour faire cesser cette rumeur , je proposai de mettre tous les logements en location , et je fis un mémoire tendant à prouver que beaucoup de personnes ne devant la beauté