
et n’a pas effacé le doigt , qu’il ne voulait pas conserver ; un copiste n’aurait pas laissé cette inadvertance.
-Votre observation me paraît lumineuse et je la ferai valoir. Alors , il me mena sous un berceau . – Je touche au terme de ma vie ; je le sais , ma fortune consiste maintenant en six caisses de tableaux ; seriez-vous homme à la sauver du naufrage, - Raisonnons …. A coup sûr vous ne voulez pas me perdre , Monsieur , votre gendre est Genevois ; qu’il m’envoie ces caisses sans que votre nom paraisse ; qu’il les fasse partir la nuit ; que la lettre de voiture soit datée de Paris ; qu’il paraisse une correspondance entre monsieur votre gendre et moi, relative à ces tableaux ; qu’il me fasse passer une facture du contenu de chaque caisse , et qu’il me charge non seulement d’exposer les tableaux , mais même de les vendre si j’en trouve l’occasion. Avec ces précautions , j’aurais des moyens pour me défendre si je suis dénoncé.
Les caisses sont volumineuses , le portier du château est un scélérat , et il faut qu’elles passent sous ses yeux. – Ce plan me paraît excellent , et puis il mouille mon visage de ses larmes . – Ma fortune sera chez vous sous peu de jours…. Quand à moi , je me regarde comme un homme sacrifié, mais je ne mourrai pas ignominieusement ; ressouvenez-vous de ce mot …. Au reste ; les horreurs que vous avez vues ne sont que le prélude de celles qui se préparent » .M.Clavièr s’est tué avec son couteau, et sa femme excellente personne s’est empoisonnée.
On va me dire , pourquoi restiez-vous dans un cloaque , tandis que , portant un nom respecté dans votre patrie vous pouviez vivre avec votre frère ? 1 ° J’étais engagé ; il m’était dû beaucoup , et je pouvais rendre des services. 2 ° Il aurait fallu que je figurasse aux assemblées de canton dans un sens on trait à mes principes.