
allant dans l’alcôve , je leur dis, vous avez beau faire les méchants , vous ne l‘êtes pas , la preuve se trouve dans ma tranquillité , ma foi ! vous ne m’avez pas fait peur . Ah ça ! voyons les papiers ! – Voici mes cartons . – Où est ta correspondance ? – La voilà . – Tes manuscrits. -J’en ai peu , voici quelque liasses de bagatelles rimées. – Bouquet pour madame de Narbonne ! Tu as des relations avec cette famille ! _ Non , ceci est un bouquet que des religieuses et pensionnaires m’ont priés de faire pour l’abbesse d’Origny qui s ‘appelle Narbonne, vous tenez le brouillon, voici le mis au net , lisez. » . Ils plient le papier et s’en emparent . - « Au moins prenez celui-ci qui ne laisse aucun doute. – Nous voulons le brouillon.
Il est clair que ses coquins avaient de mauvaises intentions. – « N’as-tu pas des papiers qui parlent du gouvernement ? – Oui, voilà la grande colère du père Duchêne, voilà l’ami du peuple, de Marat .- Comment ! tu lis cela !-Ai-je tort ? – Oh ! non ». Après un examen minutieux de ma chambre , mais inexact, ils se retirèrent aussi content de leur prouesse que moi d’avoir échappé au plus grand danger. Deux gendarmes arrivent , je les attendris par un bon déjeuner, et j’obtiens tout le temps qui m’était nécessaire pour me garantir de toutes mes craintes, et mettre en sûreté les choses que je ne voulaient pas perdre.
On ne sera peut-être pas fâché de connaître le genre d’esprit et le style qui régnait alors .
Voici un mandat d’arrêt signé par des fripiers , des perruquiers , des menuisiers , et des savetiers .
COMMITE DE SURVEILLANCE REVOLU TIONNAIRE DE M………. B………..
Du 25 thermidor de l’an segont de la république française une indivisible et impéricable.