revint , et sans relever la tête dit :Ivrognes ! écoutez-moi . Ce soir à neuf heures , mon amoureux viendra me voir ; je ne veux pas que vous le connaissiez. Je vous enfermerai dans la cuisine et vous aurez à boire…. M’entendez-vous ? à neuf heures. – Vous n’avez donc guère à vous dire. – Non, mais nous avons quelque chose à faire . - …. A neuf heures, je descends une serviette , des assignats avec une corde de mouchoirs , et j’obtins ce que je désirais. Je n’ai jamais vu cette personne sans être ému par la reconnaissance.

Le surlendemain , un ex-laquais nommé Bertrand me rencontre et me dit : - Tu n’as pas eu de pain.. – Je le sais. – Comment as-tu fait ? – Belle demande ! je m’en suis passé. – Quoi ! tu n’as pas mangé ! – Mais non. _ Tu dois avoir faim. – Je commence à m’y accoutumer. – Il fallait te plaindre. – Personne n’a été dans ma confidence ». On m’envoya du pain, du vin et un plat de morue. Je garde le pain , et rends le reste.- « Votre Crommelin est bien fier, dit un de nos tyrans à un des prisonniers. – Vous vous trompez, ce n’est pas vous qu’il brave , c’est le malheur au-dessus duquel il a le courage de se placer ». l’oubli était volontaire , c’était une tentative pour faire naître une fermentation que l’on aurait nommé révolte. Le hasard me fait découvrir une niche dans la cheminée de ma chambre ; aussitôt l’idée me vint d’écrire ;, les sujets se présentaient sans cesse . Voici comment je formais mon manuscrit.

Je déchirais une feuille entière , du haut en bas, et ensuite en huit ou dix parties ; puis rassemblant les pièces , je les numérotais avec les neuf premiers signes du zodiaque, en adoptant le K pour zéro ; ensuite , je remplissais mes morceaux de papier ( toujours dans l’ordre des numéros) et je distinguais chaque feuille, par une marque semblable. Ainsi , pour la retrouver, je n’avais qu’à chercher

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