
Il a fallu que je déboursasse 34 livres pour les frais ; par conséquent la ruine même, était alors assujettie à un impôt.
Jusqu’ici mes pertes ne regardaient point la régie.
Je m’adresse très humblement à elle pour être paye des 8000 francs que son inspecteur avait volés à mon frère tandis que j’étais détenu, somme dont j’avais payé les intérêts ; d’abord on me fait attendre dix-huit mois, et puis au lieu de me rembourser aux taux des assignats qui étaient presque au pair à l’époque du vol, on me fait perdre 80 pour cent qui entrent en perte dans mes comptes avec mon frère.
Ma détresse augmentant avec ma liberté, je prends une autre marche. Comme mon arrestation était injuste, et que la preuve se trouvait dans l’acte même, je réclamai les émoluments ou tout au moins le partage d’une vente que j’avais faite. Point de réponse.
Je me rends chez le Ministre de la marine pour lui demande mes remises sur une futaie qui lui avait été vendue, je suis bien reçu. _ « Votre demande est légitime ;; faites votre pétition, la régie sera consultée, et sur son approbation vous serez payé. » Que fait la régie ? Une réponse évasive que voici, « Le receveur de la Liste civile n’a pas un droit rigoureux aux émoluments de la futaie. Je demande ce que c’est un droit rigoureux en finance ?
Probablement, j’avais été dépouillé par une puissance quelconque, et il a paru plus simple de me sacrifier, que de se mêler de cette affaire. C’est un fait qu’une adjudication extraordinaire ne détruit point les émoluments, parce qu »elle diminue les ventes ordinaires, et qu’il faut qu’un préposé vive.
Une autre coupe a lieu pour approvisionner Paris de charbon, je travaille, je rédige les affiches, je fais tous les calculs, je me présente au lieu de la vente,