
Pour la conclure, j’y trouve un garçon charpentier du Havre, muni de pouvoirs étrangers ; je proteste contre ce désordre, la régie se laisse mâter, ne dit mot, et souffre qu’un marchand de bois, député, vole son préposé ; car le charpentier n’était qu’un homme de bois à qui sans doute on avait donné quelques louis. Il m’en avait coûté 6000francs pour créer la liste civile, en ouvriers, arpenteurs, commis, déplacements, voyages, achats de meubles, locations, etc. , etc., Le ministre m’avait promis 4000 francs pour quatre mois de travail, jour et nuit. Je réclame 10000 francs, le représentant Beffroi me mène chez le ministre, qui d’un air riant, me dit : « Soyez tranquille, je vous rendrai justice. Il réduisit les 10000 francs, avances et salaires, à 2000 francs, et plaça cette somme dans l’arriéré ; Jamais je n’en ai pu toucher un sol, et la régie qui jouit de mon travail, n’a pas daigné dire un seul mot en ma faveur. (1 )
Je vais maintenant parler de mes six caisses de tableaux, perdues de vue depuis longtemps.
Le portier, d’un air radieux, vient m’avertir que les corps constitués sont assemblés pour les ouvrir ; je me rends à mon ancien logement, j’y trouve une multitude de commissaires et force curieuse. On m’interroge. – « Messieurs, n’ayant qu’une seule réponse à vous faire, je vous prie d’épuiser toutes vos questions ; l’interrogatoire fini, j’exhibe mes titres. – Ils sont très bons, mais ces caisses ne resteront pas chez toi.- Elles y resteront, ou vous me montrerez la loi en vertu de laquelle vous pouvez me les ôter. – Prouve-nous que celui que tu dis être propriétaire, est genevois. – Quand je l’affirme, c’est à vous à prouver le contraire ; mais demain je vous instruirai mieux ; - Je me rends à Paris chez M. Reubaix
(1 ) Ici, la question du droit rigoureux ne pouvait être agitée.