
ou Leubatz, envoyé de Genève, et je le prie de certifier que M.Vieusseux est Genevois ; je porte son certificat au district. – A merveille ! mais cela ne suffit pas . – Que faut-il ? – Son extrait baptistaire. _ Il pourrait être Genevois et ne pas être baptisé à Genève, mais je l’aurai, dussé-je y aller moi-même ». J’obtiens cette pièce et je la porte à l’examen. – « Excellent ! mais cela ne suffit pas.- Que demandez-vous ? – Un certificat de la commande de Genève. – Vous l’aurez ». Je l’obtiens par l’employé qui me dit : « Ne vous rebutez point et comptez sur moi » . Je présente ce certificat. – Cela ne suffit pas. Vous m’informerez sans doute de ce que j’ai à vous présenter pour suffire. Il nous faut un certificat de la commune de Surenne qui prouve que Vieusseux s’est bien comporté . – Soit ». Cette commune était très méchante , mais flattée d’une lettre que je lui écrivis , elle s’assembla extraordinairement , et signa, tout simplement , le modèle de certificat que j’avais fait . Monsieur Lemaire voulut bien faire ce pénible voyage ; il se perdit la nuit, et pensa périr dans les neiges sur la montagne du Calvaire .
Je présente le certificat . –Il ne suffit point ; il en faut un signé de trois députés ». Je l’obtiens . – Il ne suffit point , le département doit intervenir ; il intervient et cela ne suffit point ; il faut un ordre du directeur de la régie ». Cet ordre portait non seulement il faut remettre les caisses, mais faire des excuses , des tracasseries injustes que l’on a faites. Alors on me dit , garde les tableaux , il les a bien gagnés. Il est clair que l’on voulait s’approprier ces tableaux et me fatiguer ; j’ai été infatigable. Monsieur de Vieusseux me pria d’en choisir deux ; j’ai cru pouvoir , sans blesser ma délicatesse , jeter les yeux sur un Berghem et un Léonard de Vinci.
Le besoin d’un peu de repos me fit demander congé que j’obtiens ; avant de partir, je fais une tournée, je prends note de tous les débiteurs de