
la réponse. – La manière dont vous faites cette demande mérite un refus, mais la voilà. Il la prend, la tire avec force, et me laisse dans la main le morceau sur lequel j’avais le pouce.
Je suis dans mon bureau et je peux verbaliser, et vous faire payer cher cette violence, voilà un témoin respectable, mais je préfère vous dire, qu’il n’y a qu’un polisson qui puisse se comporter comme vous le faites. – Nous nous reverrons. – Point de futur, voilà un jardin deux pistolets et deux témoins, voyons si vous êtes aussi brave que fanfaron. – Diable ! vous êtes expéditif. – Alors, monsieur de Santeul parla. « Vous avez tort, monsieur, je certifierai, au besoin, que Monsieur Crommelin s’est conduit avec sagesse, et que vous ave porté jusqu’à l’outrage, la plus injuste colère. – Je jure que je n’ai pas eu l’intention de déchirer la lettre, et je déclare qu’en disant nous nous reverrons ; je croyais dire nous parlerons plus tard de cette affaire. – En ce cas, il n’y a plus d’offense ; traitons l’affaire. Nous la traitâmes et me conseils ne furent point infructueux ( 1.
Il serait possible de faire de ma vie à Saint-Germain une comédie peu près semblable à celle intitulée les Vingt Malheurs d’Arlequin. Bien des traits paraîtront peut-être exagérés, mais j’écris sur les lieux, tous sont connus et je n’altère ni ne brode la vérité.
On croirait que mes malheurs sont finis, point du tout, la mesure n’est pas encore à son comble.
La disette arrive le pain vaut 100 francs la livre en mandats, la viande plus, et l’on ne me donne pas assez pour payer les frais de régie, tels que location, bois, lumière, ports de lettres, etc., etc. Je renouvelle mes réclamations, elles sont rejetées, enfin, je prends le parti d’aller demander du pain à la régie …. oui, du pain, rien de plus.
( 1) Sur vingt provocateurs il y en a ordinairement dix-neuf qui se calment quand on les prend au mot.