
mais comme j’étais pourvu, je ne fit point de bruit.
Le hasard me fit passer devant la porte d’un administrateur des domaines, j’entre, et je trouve la famille pénétrée d’une sombre tristesse. – Peut-on vous demande ….. – « paris n’a pas de pain depuis trente –six heures, et nos enfants demandent à déjeuner » ; Je vole chez le portier où j’avais laissé mes deux pains, et je viens en poser un sur la table. – « Quelle divinité est à vos ordres ? je conte mon histoire, et j’offre deus boisseaux de farine. – La pénurie absolue du pain, me dit l’administrateur, n’est qu’un mal entendu ; demain, il y en aura abondamment ; et comme la police des villes de province n’est pas aussi régulière que celle de Paris, gardez vos provisions, si j’en ai besoin, j’aurai recours à vous.
A peu près à cette époque, tous ceux à qui je pouvais devoir me tombent sur le corps. Une méfiance générale et réciproque animait les esprits.
Les marchands de bois apportaient des sommes considérables, un seul m’avait payé en une fois 175000 francs en mandats, dans lesquels il s’en trouva pour 1400 francs de faux ; savoir, deux de 500 et quatre de 100 francs, l’inspecteur les prend en faisant mon compte, et me les apporte deux jours après. – Comment puis-je savoir que ce sont les miens ? Parce qué jé bous le dis. – A quels signes reconnaissez-vous leur fausseté. – Voilà le procès- berval d’examen. – Pourquoi ne m’a-t-on pas fait passer ? Il m’est aussi nécessaire qu’à vous. ( J’en examine la date ) …. Hé bien, monsieur, ces mandats ont été reçus trois semaines avant l’existence de ce procès verbal, en voici la preuve …. Comment pouvais-je les reconnaître ! – Cela m’est égal, certes ; jé né les prendrais pas, jé beus vien. Laissez cette recette jusqu’au trimestre prochain ; cela bous donnera le temps de bous rappeler de
Pour vous aider à traduire (il devait être enrhumé ..)
Parce que je vous le dis
Le procès- verbal
Je ne les prendrai pas, je veux bien
Cela vous donnera le temps de vous rappeler