
été accueilli par mon père , après la bataille de Fontenoy , l’honorait de son amitié ; Mon jeune parent était caustique railleur, provoquait des querelles , et les lissait vider par ses amis . Il voit dans la salle un petit homme sans mine, l’aborde et le tourne en ridicule ; ce petit homme était monsieur Fergusson. Voici comme il se vengea . Au lieu de nous couvrir de honte , il nous adressa la parole , et nous pria d’approcher , parce que nous lui paraissions des jeunes gens pleins de mérite .
Je ne crois pas que l’on puisse citer un trait de modération plus noble que celui-là. On sort , je reste un des derniers , et les yeux mouillés de larmes, je m’élance dans ses bras ; il paraît sensible à ce mouvement , et m’accueille avec bonté. Je voulais avoir un aimant artificiel dont on parlait beaucoup , il me donna un mot de sa main , pour monsieur Canton, auteur de la découverte, qui, sans aimant , donna devant moi une forte vertu magnétique à deux morceaux d’acier , qu’il me vendit une guinée .Cette vertu est l’effet du frottement , et quand on voudra je ferai des aimants avec un morceau de ressort de pendule et une pelle ou pincette ; il faut se tourner vers le nord , et frotter l’acier en partant du centre des deux côtés ; ce moyen donnera les deux pôles et l’équateur de l’aimant ; si vous réunissez plusieurs lames , en joignant les deux pôles semblables, vous aurez un aimant très fort .
J’ai passé dix-huit mois en Angleterre, chez monsieur Burgh ; et c’est là où j’ai puisé cette philosophie , qui m ‘a mis toute ma vie au-dessus des revers , des infortunes , de injustices , et dont je jouis dans un âge très avancé .
Voici quelques traits de ma jeunesse , qui manquent dans ma mémoire . J’avais dix-huit ans , j’étais malade et j’avais l’été , à quatre heures du matin , une médecine dans le ventre ; lorsque j’entends , dans la cuisine,