
un fracas très violent. Je m’y rends , je vois trois domestiques pétrifiés , une table à terre et une main de porcelaines, d’une grande valeur, brisée. C’était des présents de noce ,conservés peut-être depuis cent-cinquante ans , de père en fils . Mon père saute à bas de son lit , et se présente . –Comment cela est-il arrivé ? – Monsieur , la corde de la table pliante a cassé. – Ce n’est pas de votre faute , je le certifierai… Mais le mal, est bien grand, et ma femme attache un grand prix à ces porcelaines …. Je ne vois pas une pièce entière . – Je ne prétends point réparer cet accident , mais rien ne paraîtra si Louison peut empêcher ma mère de se lever avant dix heures … Elle n’a point tiré sa sonnette, par conséquent le bruit n’a point frappé son oreille . – Allez votre train ; si vous réussissez , je garderai le silence .
Il y avait à Saint-Quentin un nain très adroit, qui avait un mastic pour la porcelaine, d’une force étonnante , ; je l’envoyais chercher , et nous allumons plusieurs réchauds ; je demande ma chaise percée, et tout en rendant ma médecine , je rassemble les pièces de chaque chose , à mesure que le nain les fixe .Ma mère sonne , on la trompe sur l’heure ; enfant toutes les pièces de parade sont remise à leurs places dans un buffet particulier , et c’est ce qu’il y a d’extraordinaire dans cette anecdote , c’est que ma mère ne l’a jamais su.
Sur ce , mettez des cailloux dans les sacs d’un avare , il jouira , par l’opinion de ce qu’il n’a plus . Il y avait à St-Quentin un homme estimable nommé Bourdon, dont le portrait , peint par Clavare , était l’objet d’une dissension et même d’une désunion de famille. Je vais chercher le portrait ; je l’examine avec attention, et j’ose dire : anche su sans pittore .
Patience , amour propre , comparaison constante, furent les moyens que j’employai, ma copie fut telle que donnant le choix des deux portraits à celui qui disputait l’original, fautes de connaissances ;