que vous ayez vu de votre vie, descendons de la voiture , et montons sur cette colline, une promenade d’un demi mille nous fera du bien , laissons aller la voiture, dans trois quarts d’heure nous arrivons au gîte. La promenade est acceptée , l’on va à la colline, la perspective était un pistolet avec lequel la bague fut demandé , sans oublier la bourse. Depuis cette époque on appelle le volé Monsieur Perspective.

J’ai vingt-cinq ans , mes parents pensèrent à me marier , mon frère ayant une inclination en Angleterre , me céda son droit d’aînesse , au reste il n’a jamais existé de jalousie entre lui et moi.

J’ai épousé la nièce de monsieur P.D.J., doyen des fermiers généraux. Il est difficile de citer une femme plus intéressante , sous tous les rapports, que ma belle-mère , l’abbé Raynal était un des hommes d’esprit qui venait le souvent la voir, et je puis dire qu’elle a quelquefois contenu la fougue de son imagination.

Quand il lisait ses ouvrages souvent elle lui disait : -Raturez-cela , l’Abbé. – Pourquoi madame ? –Parce que le caractère de l’écrivain et ses écrits doivent cadrer. – Nous avons eu la satisfaction de passer plusieurs années avec la sagesse même ; malheureusement ce bonheur a presque toujours été empoisonné par la mauvais état de sa santé. Pour donner une idée du caractère de ma respectable belle-mère , voici le dernier trait de sa vie ; elle en prévoyait le terme. Le soir qui précède la nuit de sa mort, elle dit à ses deux filles : « Mes chers enfants , vous êtes fatigués , c’est votre tendresse pour moi , qui vous défend d’en convenir. Le sommeil m’annonce une bonne nuit ; de grâce ! allez vous reposer .Votre présence , absolument inutile m’inquiéterait . Embrassez-moi , et ne contrariez pas le repos dont j’ai besoin. »

Toutes obéirent . Un quart d’heure après, madame D.L.P. appelle une garde de confiance . – Que je suis heureuse ! dit-elle, je vais finir ma carrière,

Prev RETURN Next