
il faudra tendre le cou ; je ne vois point de remède ;
Le commerce de st – Quentin s’assembla et vint offrir cent mille francs. Mon père répondit qu’il acceptait les bontés du commerce, jusqu'à la concurrence de ce qu’il avait en magasin. Chacun s »’empressa à fournir des fonds , sans demander de rabais, une seule personne s’occupa de cette bagatelle ; il y a des familles comme cela. Ayant écrit à Londres ,pour avoir des renseignements sur Perrots, on me répondit que sa propre famille l’avait fait arrêter ; que , soupçonné de vol, on avait décousu la doublure de son habit, et qu’ayant trouvé des billets de banque, il avait été pendu.
Mon père alors âgé de soixante-quatorze ans se retira à sa campagne avec ma mère , et tous deux moururent de chagrin dans l’année . Mon frère se chargea de la liquidation , et la fit avec autant d’honneur que d’exactitude et de probité. Le magasin prétendu brûlé , à Cadix, opéra un déficit ; ma femme , de son propre mouvement voulu le remplir , mais sa fortune étant appuyés sur des fonds améliorés et plantés depuis cinquante ans , son héritier y a gagné , c’est ce qu’il a avoué avec autant de justice que de délicatesse .
J’avais l’idée de porter des vins de Champagne en Russie, d’acheter en retour , des bois d charpente pour les vendre en hollande , mais ce projet déplut à ma femme ; des gens sages furent mis en avant , pour me dissuader , cependant , ce plan était excellent ; j’en ai fait part à un homme malheureux , qui en le suivant , a rétabli sa fortune . La famille de ma femme me conseilla d’entrer dans la finance ; monsieur P….. doyen de fermiers – généraux s’en mêla , et j’obtins , sans délai, un canonicat financier, c’est à dire un entrepôt de tabac, place honnête dont une servante pouvait