
après vingt présentations, jamais il n’a pu obtenir un nul , je redemande le désistement ; dix lettres ne peuvent l’obtenir. Le docteur meurt, d’une maladie brusque, et voilà ce désistement dans les mains de son frère, ministre du St – Evangile à Berlin , qui , pour en obtenir l’exécution , me demande des papiers, l’affaire du débiteur de Berlin terminée ,se trouva beaucoup meilleure que l’on ne le croyait. Je lui mande , que ce recouvrement ne le regarde peu, parce que son frère n’a point payé la somme dont il est convenu , ce que j’offre de prouver avec la plus grande évidence ; au reste , lui dis-je ; s’il a payé , les billets sont dans vos mains .
J’expose avec délicatesse , la conduite de son frère ; le but qu’il paraît avoir eu , en se faisant nommer syndic ; son obstination à garder un acte devenu nul , faute d’en avoir rempli les conditions. Regardant , au surplus , comme impossible qu’un homme doit les devoirs sont d’enseigner la morale, voulut profiter d’une erreur . Le saint homme répondit , qu’étant héritier de son frère , il jouirait de ses droits, et que je pouvais aller plaider cette cause à Berlin. Alors , ne me trouvant pas tenu à aucun ménagement pour la jaquette du ministre, ni pour la robe de Rabelais ; je m’expliquai sans réticence ; cependant pour donner un peu d marge à la conscience , je proposai un arrangement très raisonnable , mais, je n’ai plus entendu parler de cette affaire , et sans doute , l’homme de Dieu jouis du fruit de la mauvaise foi du Docteur ;
Environ un mois après la faillite de Pérard, je vois mon père dans son cabinet, pâle, chancelant il tenait des lettres, et tombe sur mon fauteuil. Je lis les lettres , et fléchis moi-même. C’était la nouvelle que les lettres de change de Pérots étaient protestées , et que toutes les signatures étaient fausses …..- Mon fils , me dit mon père