
jours , je mourrai volontiers , martyr de mon devoir…. » ! Bras de fer sourit , admira la fermeté du vieillard , et l respecta, mais je crois qu’ayant examiné le local , et les griffes de fer, il craignit d’être pris dans une espèce de fort au collège des Jésuites . Ce brigand fut à l’hôtel de ville , où un grand nombre de dames causèrent très familièrement avec lui ; il ouvrit une très large tabatière , et leur offrit du tabac ; toutes en prirent ou en fit le semblant. Un chevalier de St-Louis, nommé monsieur Lacolonge , regardant Bras de fer , avec un sourire sardonique , lui dit : « C’est une farce que vous donnez ici. – Non, c’est une tragédie, et vous allez en jouer le premier rôle …. En joue » ! Un autre chevalier de Saint-Louis, nommé monsieur d’Orienne, prit bras de fer par le corps, puis le présenta aux fusils armés et en joue, lui dit :- Voulez-vous tuer un galant homme, pour un mot qui ne signifie rien ! – Non mais qu’on ne m’insulte point… Posez… armes ! Ce chef des voleurs demanda du vin pour sa troupe ; on en fit venir une feuillette et on la vida dans les seaux destinés aux incendies. J’étais dans la foule, pour voir ce que cela deviendrait. Quelqu’un proposa d’empoisonner la troupe ,on vint me faire part de ce projet , et me demander mon avis. J’avais autour de moi un cercle de gens honnêtes . Je répondis que « cette idée me paraissait abominable, sous tous les points de vue ; que cent cinquante braves citoyens , pourraient arrêter et détruire cette horde ; que tout défense est permise , mais que le poison n’a jamais été admis , dans les lois de la guerre ; témoin Fabricius et Pyrrus ; qu’au surplus , il y a trente Séminaristes à St -Andoche ,, qui périraient infailliblement , et mettrait la vile en deuil ; » Mon opinion fut goûtée et l’instigateur du poisson , honni ; Bras de fer ne fit point de capture à Autun , mais il traversa Beaune , en publiant qu’il ne voulait de