mal à personne , cependant,, il tua de sa main , un homme ivre , qui cria au voleur ! Il rencontra un monsieur Gagnerot , à la chasse et lui demanda s’il n’y avait pas des Lamorlières (troupes envoyées contre Mandrin), dans le voisinage ; la réponse fut négative. Une minute après monsieur Gagnerot donna un coup de sifflet pour appeler son chien ; Bras de fer croyant que c’était un signal donné envoya sept à huit hommes pour fusiller le siffleur, celui-ci s’élança dans une briqueterie, où il reçut plusieurs coups de fusil à bouts portants, j’ai vu les balles tirées du corps de monsieur Gagnerot, et j’ai assisté à l’extirpation de la dernière , qui s’était aplatie contre un os ; le blessé rétabli n’a pas été estropié.

Pour donner une idée de la bonhomie qui régnait alors à Autun , voici quel était le ton de la bonne compagnie. Dans une de mes premières visites , je trouve trois à quatre mères de famille, avec cinq ou six demoiselles leurs filles , âgées de quinze à vingt ans ; là ; on me demande si je veux être d’une partie de bain, dans la rivière d’Aroux ; j’accepte ; on part, père, mère , tantes , frères , sœurs , etc. On se rend sur les bords de la rivière , et j’attends, avec impatience , ce que cela va devenir. On cause , on rit, ; les dames ôtent quelques épingles et s’affublent de leurs coiffures de bain ; enfin une maman dit : Messieurs , allez chez vous ; la séparation était une bute de terre , et une petite anse dans laquelle les hommes se plongent sans être vus ; quand les dames enveloppées de peignoirs , appellent , on s’approche à distance convenable pour causer, rire et chanter ; quand elles veulent se retirer, les hommes , préalablement sont renvoyés chez eux. Jamais il ne s’est passé une indécence ; un jeune homme qui aurait osé franchir les bornes prescrites , se serait fait expulser de toutes sociétés.

J’ai connu l’avocat, qui, dans ce canton, porta le premier , une veste de velours et des bas de soie ;

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