
et j’ai prouvé qu’ils étaient gaulois. La marque caractéristique des tombes de cette nation est un instrument nommé ascia qui se trouvent gravé à l’un des deux bouts ; cet instrument ressemble à un marteau de couvreur. Les Gaulois , comme les Chinois , creusaient eux-mêmes, ou présidaient à la fabrication de leurs tombes ; au fond de la pierre eut un trou carré, d’environ neuf lignes , qui se faisait par la famille , avec l’ascia. Ensuite, on gravait le marteau et l’on écrivait sub ascia d’édicavit. Les tombeaux des hommes sont en toits ; ceux de femmes , en voûtes. On a trouvé des divinités gauloises , j’en ai vues quelques – unes ; mais le propriétaire du terrain , ne voulait ouvrir les tombeaux devant qui que ce soit. J’ai offert de l’argent aux ouvriers, s’ils voulaient en ouvrir un , que je leur montrerais du doigt. – Non, pas celui-là, me dirent-ils , mais bien celui-ci . J’en ai conclu que les divinités , médailles ou revëtissements de plomb, que dans ceux des hommes. Je trouvai dans celui que l’on ouvrit le squelette d’une femme bien conservé , et au fond du tombeau, une terre rouge comme de la brique pilée , que j’ai enlevée ; elle faisait effervescence avec les acides , et j’en ai envoyé à monsieur de Buffon. ; il est certain que cette terre était rentrée dans la composition de la femme et j’ai senti que la Pline de la France avait dit avec vérité et en grand observateur, que les pierres calcaires sont des résidus d’animaux. Autun fut Bibracte, malgré les prétentions de la ville de Laon , Auguste lui donna le nom d’Augustodinum, les murs de l’ancienne Bibracte ne sont pas ceux d’Autun ; ces derniers évidemment modernes , sont remplis de débris gaulois ; il y a apparence que la ville actuelle était un faubourg ; là, est encore ce fameux champ de mars , où le Vergobret , magistrat gaulois , passait une revue tous les ans. Voilà l’origine d’une fête militaire qui se donne chaque année , ou le Vierg ,( maire abrégé de Ver-gobret)