
trouvée morte à peu de distance du rivage , elle était m’a-t-on dit , sur un bas fond et fut écrasée par un vaisseau. Je n’ai pas vérifié l’accident, mais j’ai vu les débris de la capture.
Le jour de mon arrivée au Havre, fut marqué par un trait assez singulier . Un financier riche, y arriva , accompagné de sa famille, avec l’intention de manger ce qu’il y a de plus recherché en marée, sa présence fit sensation ; elle occasionna même une rumeur assez générale dans la république des gourmands. Cet homme, après avoir complètement rempli son objet , et sans doute son énorme ventre , retourna à Paris bien content , sans avoir vu le port. Le nom de ce nouvel Appicius , s’est échappé de ma mémoire . Je voulais voir la ville de Caen , patrie de ma femme ; l’occasion était favorable ; je traverse l’embouchure de la Seine, et je descends à Honfleur chez le maître des postes, connu par les voyageurs, pour un faquin très insolent. Il était aux prises avec un mendiant, à qui il demandait 24 mois pour avoir couché dans son écurie et mangé des restes de pain. » Soulagez ce malheureux , dit-il à sa femme , ne lui prenez que 22 sols ».- Tenez , mon ami, payez ; voilà 24 sols ; laissez-en deux pour la servante qui a fait votre lit, et puis, je commande mon dîner. Cet aubergiste vint me demander si je prenais la poste ? – Non, je veux un cheval quitte. – Vous en aurez un … Peut-être monsieur ignore-t-il qu’il y a des sables mouvants très dangereux quand on ne connaît pas cette route ». Il avait raison , mais , faute de confiance , j’ai pensé perdre la vie. On m’amène un cheval très vigoureux ; je côtoie la mer, et je m’enfonce réellement dans les sables fluides et creux, dont une rosse n’aurait pu sortir… La mer était retirée ;le sable dur est très uni, offrait un chemin agréable.
Je vois une multitude de coquilles , ressemblant à des manches de couteaux ; je descends de cheval pour en faire une collection ; la nuit tombe, mais le chemin étant voisin, je continue ma route sur le sable ,