amis, venez boire, cette bouteille avec moi ; il est bon, j’espère qu’il vous réconciliera ». L’homme blotti ( qui désirait que son camarade de lit, succombât parce qu’il était vieux) me traita fort mal. – « De quoi te …. mêles –tu ? … ;, tais-toi ou …. » Cela ne m’empêcha pas de continuer mon invitation . Les deux combattants s’approchent , la pointe basse et causent ensemble sans paraître se quereller.

Pendant ce temps ; le vieux, lève doucement la pointe de son sabre, et la plonge ( du bas en haut ) dans le ventre de son adversaire. Le blessé fut une minute dans un état de stupeur, puis , jetant, son sabre ( qui resta fiché dans la terre) il fut poser son coude contre un mur . – « Venez mon ami, venez chez moi ; je vous donnerai des secours ». Il vint , monta assez lestement mon perron, mais il tomba et vomit ; alors je vis que l’estomac, était attaqué ; en effet , il était percé. Le chirurgien arrive , me dit bas, « c’est un homme mort . » et le fit transporter à l’hôpital, où il mourut. Le lendemain ,monsieur le Duc de Sulli, colonel, et son état-major se rendent chez moi. – « Nous vous connaissons , monsieur , pour un homme vrai ; l’objet de notre visite est de vous prier de nous révéler ce que vous avez vu , nous savons ce que vous avez fait, et nous vous en savons gré ; votre maison est dans un lieu écarté, nous sentons vos craintes, et les réflexions que vous pouvez faire ; ce que vous direz restera de vous à nous, mais nous désirons savoir la vérité. – Monsieur le Duc, j’ai vu deux hommes se battre sur cette pelouse ; j’ai tâché sans succès de les réconcilier. – Comment se sont-ils battus ? – Avec leurs sabres. – Le combat vous a-t-il paru loyal ? - Je ne me connais pas en escrime. – Nous déciderons la chose, si vous nous dîtes comment le coup a été porté. – Ce que je puis vous dire, c’est que celui qui l’a reçu, était aussi près de celui qui l’a donné, que celui-ci l’était de son adversaire ; après avoir ri de

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