
coups de pieds et de souillets , qu’il avait de mécontents, sans que la garde spectatrice , pût l’empêcher ;
J’avais conseiller à Irwin de mettre mon adresse sur son bagage, nous montâmes ensemble à l’échelle de cordes, et nous nous promenâmes sur le pont ; nous trouvant à vingt pas de la garde , je lui dis :allez-vous-en, et marchez lentement.
Un soldat lui crie, où allez-vous , monsieur ! – Parbleu ! répondis-je , il va chez lui c’est un habitant de Dunkerque qui veut bien me préparer un logement. – En ce cas, qu’il aille à Ste-Barbe, mon cher ami. Conduit chez le commandant de la place , le capitaine nous y suivit, et se plaignit amèrement ; le vieux militaire fronça les sourcils, nous parla du ton le plus sévère, et prit note de sa déposition. Alors je déclarai , que je n’étais point prisonnier de guerre, ce qui fut vérifier par la liste, qu’une affaire importante, dont je donnai le précis , m’avait conduit en Angleterre, et que je n’avais participé en rien aux mauvais traitements dont le capitaine se plaignait. Le pilote révéla ce qui s’était passé en mer , et m’attribua l’honneur d’avoir évité un très grand malheur , ce fut son expression. – Monsieur me dit le commandant , il serait injuste de vous retenir ; voici le laissez-passer dont vous avez besoin. Je m’en servis pour aller retirer du vaisseau ; les bagages d’Irwin et les miens. J’ignore ce que sont devenus les prisonniers, mais il me parut que leur affaire prenait une très mauvaise tournure.
Je me rends chez l’ami d’Irwin. – Que diable vous avez voulu me dire avec votre Ste-Barbe ! Je lui racontai la chose, et il me sut gré de lui avoir épargné des questions, des démarche et très probablement de retards. Un cabriolet porte nos bagages dans les faubourgs ; nous traversons les ponts et les garde de corps en promeneurs, la canne à la main, nous gagnons les dunes , et nous