
et dis à mon avantageux, fais comme moi seul, et ne sois pas honteux. Ma réputation de généalogiste , acquise à si bon marché , se répandit dans les châteaux , où l’on m’appelait assez souvent, et je me trouvais heureux quand j’avais pu rendre quelques services. Rien de plus honnêtes que les seigneurs, quand ils sont seuls avec vous ; mais si il arrive de marquis, des comtes , alors toute leur conversation roulent sur les quartiers de noblesse et vous êtes forcés de vous éloignés.
Je vivais grandement à Autun , avec un jeune homme charmant, devenu fermier – général, un trésorier de France, et un brigadier de gardes du corps ,âgé tout au plus de trente – six ans . Tous les jours , un de nous invitait deux personne à dîner, et le supplément à frais commun, n’allait qu’à une bagatelle par mois ; nous étions toujours ensemble , et sans nous en douter des envieux chercher à nous désunir.
Comme nous vivions absolument chez nous , quoiqu’à l’auberge, car nous avions un logement isolé , où personne ne rentrait sans notre consentement , nous invitâmes un grand vicaire à dîner ; il se rendit à notre invitation ; cela déplut à un cagot doyen du chapitre ; dès ce moment , on trama notre séparation.
Un de mes amis de Châlons – sur – Saône, vint passer quelques jours avec moi, je lui donnai une petit fête eu château de Mont jeu appartenant à madame d’Aligre, grand – mère des Pelletier de st – Fargran , que j’ai vus enfants et dont j’ai tiré l’horoscope, on connaît le rôle qu’ils ont joué dans la révolution. Je reviens à ma narration ; notre hôte était un excellent cuisinier , on l’aurait pris , à sa ruine , pour un homme candide ; mais quand la vapeur du charbon entrait dan s sa tête, on ne peut pas se faire une idée de sa pétulance. Une dispute survint à l’occasion d’une selle chargée , que l’on pouvait faire revenir le lendemain ; cet homme