
de Dijon, monsieur J……avait été peint par le célèbre Latour , une des ses filles mariées à Autun désirait une copie de ce portrait ; je fus prié de le faire et je m’y prêtai avec autant de zèle que de plaisir ; un portrait de Latour en pastel ! c’était un trésor pour moi. D’abord, je franchis les conventions , en calquant les contours, mis avec les précautions exigées par le respect ; c’était un grand point de gagné, car tout était à sa place. Ma copie surpassa mes espérances ; en effet je n’arrêtai pas une masse, sans l’avoir comparée dix fois, de loin , de près et à demi distance. La dame pour qui je travaillais avait un frère gendarme de la garde ; il vint me supplier , tandis que j’étais entrain de faire une seconde copie . – Je suis me dit-il , dans le voisinage de Chambertin. – Ce voisinage, monsieur , pourrait nuire à un désir ; je vous prie de vous en éloigner ; il m’entendit.
Pour ne pas mettre le portrait de Latour à l’air , je travaillais d’après ma copie, sauf à revenir à l’original dans la dernière séance , pour les coups de force et d’effets.
J’étais près de ma fenêtre , lorsque je vis venir de loin, mon peintre , avec le jeune ami de qui je tenais le cabinet d’histoire naturelle. L’idée me vint de placer le portrait de Latour sur mon chevalet, et ma copie sur le porte tableau. Ils arrivent , je fais semblant de travailler à la perruque et à l’habit de velours, sans cependant y toucher. – Saluons mon maître ! dit le peintre , voilà de Latour ! Je trouve que vous copiez très bien ; mais ne connaissant pas les dessous que Latour employé , vous aurez de la peine à peindre le même ton …… c’est une magie cette peinture ; - Monsieur , j’ai peu de vanité montrant mon ouvrage ; je crois que je ferai aussi bien que cela. – Ha ! ha ! ha !En ce cas , monsieur votre fortune est faite ; partez et pzignez les potentats de l’Europe . Monsieur ; un bon copiste