
J’ai toujours été malheureux en quiproquo en voici un qui m’arriva chez ce seigneur .
Des gendarmes vinrent proposer aux dames , une chaise très agréable dont le succès dépendait du silence . Ces messieurs avaient fait un berceau artificiel bien couvert dont l’extérieur étaient remplis de gluaux, branches enduites de glue. Un gendarme imitait le hibou pour attirer les petits oiseaux , un autre contrefaisait le merle dans la détresse, et comme c’était le moment du passage des grives , il en vint en abondance , et la quantité prise fut étonnante. Je complimentai , comme out le monde , l’imitateur, et probablement je lui dis qu’il était impossible de mieux contrefaire le merle ; j’ai bien vu rire et chuchoter quelques gendarmes , mais , je ne me doutais as que la chose me regardât.
Quel fut mon étonnement lorsque le lendemain je vis entrer , d’assez bonne heure , le gendarme dans ma chambre ! – Je ne plaisante personne, et je n’ai pas l’honneur de vous connaître que par le talent d’imiter le merle, que vous avez si admirablement déployé et sur lequel tout le monde vous a fait des compliments. – On a prétendu que vous avez ri de ce prétendu talent , par conséquent que vous avez montré de la malignité. – Dès qu’il est question de cela , je vous déclare , monsieur , que je ne veux pas justifier qu’en présence de messieurs de Choiseul et de Trucy vos officiers qui étaient présents .
Vous devez déjeuner ici, j’ai l’honneur d’être commensal de la maison, trouvez bon que je diffère jusqu’à ce moment , ce que j’ai à vous observer.
Les gendarmes , invités arrivent et assistent à un déjeuner à la fourchette, où les dames se trouvèrent . Je suppliai monsieur de Choiseul de me permettre quelques questions. – Voyons ce que c’est . – « Trouvez- vous , monsieur, qu’être une chose, ou contrefaire une chose, présentent la