je m’exprimerais d’une manière différente…. Mais qui êtes-vous maintenant ? je ne vous connais plus.

Monsieur le contrôleur – général ayant pris le parti de m’invectiver , je lui dis : - Prenez garde à vous, monsieur , ma tête est picarde, et elle me chatouille vivement. » - Eh ! que feriez-vous ? me répondit-il , avec un geste menaçant . – monsieur , je vous jetterais par la fenêtre , et offres de vous apprendre comment cela se fait…. Au reste, si vous n’êtes pas aussi lâche que vous êtes impudent, vous me suivrez. » Il me suivit et la correction que je lui donnai dura quinze jours ; comme il était déchu de son titre , l’affaire fut considérée comme particulière.

Je reçus une lettre flatteuse sur ma conduite, et pour avoir désobéi, il fut ajouté à ma liquidation, une gratification extraordinaire.

Voici une anecdote assez singulière qui m’arriva entre Paris et Saulieu ; je me présente à la diligence de Lyon ; point de place excepté sur l’impérial. J’étais d’assez mauvaise humeur, lorsqu’un voyageur me dit : « Si vous voulez me payer la différence des deux places, je prendrais la votre . – Volontiers ; la diligence part, voilà six francs… . Malheureusement une pluie affreuse survient ; lorsque je voulus régler le compte à la dînée, l’homme voulut reprendre sa place ; contestation, le cocher vient avec sa feuille et dit : « Messieurs , voilà le « juge de la question ». Je cède, jusqu’ici tout est assez naturel, mais l’homme me voyant arriver mouillé , eut l’insolence de me plaisanter , je lui dis à l’oreille, « vous payerai cela ». je connaissais particulièrement l’aubergiste de Saulieu ; en arrivant , je le priai de pas dire qui j’étais . J’épie mon homme, je le vois aller à l’écurie, je le suis, au fouet de poste se trouve sous ma main, point de témoin ; sans , lui dis-je , le prix de vos railleries. Il crie, on vient , je jette mon fouet dans l’auge ?

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